samedi 12 janvier 2013
La lettre de mes actualités entre ciel et Terre du 2013.0104
Chers amis de la culture, de la science et de la vie citoyenne,
En ce début d'année 2013, les actualités scientifiques reprennent de la densité.
En astronomie, une étude, dont la publication fait la couverture de la revue Nature du 3 janvier 2013, révèle que la galaxie d'Andromède, la galaxie géante la plus proche de nous, est entourée d'un disque, formé par une multitude de petites galaxies naines, extrêmement aplati et semblant tourner, qui s'étend sur plus d'un million d'années-lumière. Cette découverte met à mal les différentes théories de formation de galaxies, qui prévoient que les galaxies grandissent par accumulation de matière noire venant de galaxies naines accrétés de directions aléatoires. Pour l'anecdote, un lycéen âgé de quinze ans fait partie de l'équipe qui signe le compte-rendu des travaux.
D'autre part, des observations, dont le résultat a été publié dans l’édition de la revue Nature du 2 janvier 2013, ont permis, grâce au grand réseau d’antennes ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), de découvrir autour d'une jeune étoile des écoulements que l’on suppose être engendrés par l’alimentation en gaz des planètes géantes au cours de leur croissance.
Une autre étude, publiée dans la revue Science datée du 4 janvier, révèle qu'une météorite martienne de 2,1 milliards d'années, découverte récemment en Afrique du nord, diffère de toutes celles trouvées jusqu'alors par sa richesse en eau et sa similitude avec des roches analysées par les sondes de la NASA sur Mars. L'eau a pu provenir d'une source volcanique ou d'un aquifère proche de la surface, ce qui suggère qu'une activité aqueuse a persisté à la surface de Mars durant tout le début de l'ère de l'Amazonien.
Par ailleurs, des travaux, publiés lundi 31 décembre dans la revue scientifique PLOS ONE, montrent, grâce à des expériences sur des souris en laboratoire, que des longs périples dans l'espace, comme un voyage vers Mars, exposeraient les astronautes à des radiations qui accélèrent le développement de symptômes correspondant à la maladie d'Alzheimer.
En anthropologie, une étude, publiée mardi 1er janvier dans la revue PNAS, montre que l'adoption par nos ancêtres australopithèques d'un mode de vie terrestre, il y a plusieurs millions d'années, ne s'est pas nécessairement faite au détriment de leurs aptitudes arboricoles. A l'appui de cette thèse, l'exemple des hommes modernes, les Twas en Ouganda et les Agtas aux Philippines, des chasseurs-cueilleurs capables d'escalader des lianes ou des arbres de petit diamètre à la recherche de miel et de fruits avec une remarquable agilité, est mis en avant.
En histoire, une étude, dont les résultats ont été publiés lundi 31 décembre en ligne par la revue Forensic Science International, montrent «qu'Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères». Ce travail valide ainsi l'authenticité des deux restes royaux (la tête momifiée d'Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI) d'où a été extrait l'ADN. La confirmation de la lignée paternelle entre Henri IV et Louis XVI apporte aussi indirectement une réponse aux historiens qui pouvaient douter que Louis XIV soit bien le fils de Louis XIII, et non de Mazarin.
En zoologie comportementaliste, une étude, publiée par la revue Plos One, suggère que les bonobos préfèrent en priorité partager avec d'autres bonobos qui leur sont totalement étrangers plutôt qu'avec un membre de leur groupe. Plus précisément, il semble que les primates partagent leur nourriture tant que cela leur permet de créer une relation avec ces bonobos étrangers, mais dès lors qu'ils sont mis dans une situation où ils peuvent perdre de la nourriture sans avoir de contact en retour, ils ne cherchent plus à partager leur nourriture. Ces résultats démontrent l'intérêt d'étudier le comportement des bonobos pour mieux comprendre l'origine des comportements humains.
Pour finir, je vous communique mes pourcentages trimestriels sur les découvertes d'exoplanètes, réalisés à partir des données mises en ligne sur le site exoplanet. A ce propos, je tiens à souligner la modestie relative actuelle du nombre de découvertes enregistrées. En effet, les responsables de la mission de la sonde Kepler, en mars 2012, avait annoncé un total de 2 321 candidats qui sont en train d'être triés pour savoir s'il s'agit de véritables exoplanètes. Mais surtout, dans la seule Voie Lactée, l'ordre de grandeur pertinent pour compter le nombre d'exoplanètes est le millier de milliards. Les astronomes sont donc loin de risquer le chômage par manque d'objets à rechercher...
Excellente année 2013!
Bien amicalement
Robert Brugerolles
Libellés :
Lettres d'actualités entre ciel et Terre
lundi 7 janvier 2013
Mesurer la créativité d'une société de la connaissance!
En ce début d'année 2013, voici des classements des citoyens de tous les pays suivant plusieurs approches de la créativité: la créativité économique, la créativité scientifique et la créativité économico-scientifique.
Pour ce qui concerne la créativité économique, les statistiques, que j'ai utilisées, sont celles du produit intérieur brut 2011 par habitant (PIH) calculées par le FMI et que Wikipédia a mis en ligne. De celles-ci, il ressort le podium suivant :
Médaille d’or : Luxembourg avec 115,81 milliers de $ par tête ;
Médaille d’argent : Qatar avec 98,14 milliers de $ par tête ;
Médaille de bronze : Norvège avec 97,61 milliers de $ par tête.
On peut relever que, pour sa part, la France est classée au vingtième rang avec 44,01 milliers de $ par tête.
La détermination du classement de la créativité scientifique, en fait la recherche scientifique intégrée (RSI), a été effectuée à partir des statistiques de publications de documents scientifiques pour l’année 2011 donnés en ligne par Scimago Lab. Les documents généraux de chaque pays ont ensuite été divisés par le nombre d’habitants au milieu de l’année courante, publié par le site «census.gov».
De ces opérations, j’ai tiré un classement de la «recherche scientifique intégrée», avec le podium suivant :
Médaille d’or : Suisse avec 42,38 documents pour 10000 habitants ;
Médaille d’argent : Islande avec 36,17 documents pour 10000 habitants ;
Médaille de bronze : Monaco avec 34,52 documents pour 10000 habitants.
Dans ce classement où Monaco gagne une belle médaille de bronze, la France est classée cette fois-ci au vingt-neuvième rang avec 14,91 documents pour 10000 habitants.
Le calcul de la créativité économico-scientifique a été fait en réalisant un classement à partir des deux classements précédents suivant la formule :
Créativité économico-scientifique par tête = (PIH x RSI)^1/2
Le podium qui découle de cette opération est :
Médaille d’or : Suisse avec un score de 59,33 ;
Médaille d’argent : Norvège avec un score de 56,09 ;
Médaille de bronze : Luxembourg avec un score de 49,86.
Le France est classé ici au vingtième rang avec un score de 25,62.
En conclusion, je pense qu'en cette période de vœux, avoir en ligne de mire des objectifs futurs qui consistent à améliorer le rang de la "créativité moyenne" de son pays me paraît un but loin d'être absurde.
Alors excellente année 2013, bien créative!
dimanche 4 avril 2010
L'Europe s'intéresse encore plus à l'énergie propre du Sahara!
Ce n'est dans doute pas une coïncidence si c'est la période de la semaine du développement durable qui a permis qu'on reparle de l'énergie alternative propre du Sahara pour l'Europe.
La France a commencé à souligner sa volonté de soutenir l'installation d'un réseau de lignes électriques haute tension sous-marines en courant continu sous la mer Méditerranée.
On a ainsi noté que, dans ce contexte, la France travaille à la constitution d'un consortium d'entreprises (fournisseurs d'électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension) pour le projet baptisé «Transgreen» dont l'objectif est de fournir un "schéma directeur pour les investisseurs", en prévision «d'une augmentation de la production d'électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen».
Il s'agit d'acheminer l'électricité solaire produite en Afrique vers l'Europe. Ce programme est donc, tout à fait dans l'esprit du concept Desertec mais, dans ce cas, cela se ferait « sous l'égide d'EDF».
Comme Transgreen, s'inscrit dans le cadre d'un "plan solaire méditerranéen", son lancement pourrait être proclamé le 25 mai au Caire lors du prochain sommet de l'Union pour la Méditerranée brûlant, peut-être, la politesse à Desertec.
L'autre nouvelle, c'est que Saint-Gobain Solar, une entreprise française, a rejoint avec l'italienne Enel Green Power, l'espagnole Red Electrica de Espana et la marocaine Nareva Holding le projet Desertec. La société allemande DII, qui coordonne ce projet, est ainsi satisfaite de démontrer la réalité de l'internationalisation son initiative industrielle.
On attend donc, à terme, une concertation de caractère politique dans l'Union pour la Méditerranée qui rende possible un partenariat officiel entre Desertec et Transgreen.
La France a commencé à souligner sa volonté de soutenir l'installation d'un réseau de lignes électriques haute tension sous-marines en courant continu sous la mer Méditerranée.
On a ainsi noté que, dans ce contexte, la France travaille à la constitution d'un consortium d'entreprises (fournisseurs d'électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension) pour le projet baptisé «Transgreen» dont l'objectif est de fournir un "schéma directeur pour les investisseurs", en prévision «d'une augmentation de la production d'électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen».
Il s'agit d'acheminer l'électricité solaire produite en Afrique vers l'Europe. Ce programme est donc, tout à fait dans l'esprit du concept Desertec mais, dans ce cas, cela se ferait « sous l'égide d'EDF».
Comme Transgreen, s'inscrit dans le cadre d'un "plan solaire méditerranéen", son lancement pourrait être proclamé le 25 mai au Caire lors du prochain sommet de l'Union pour la Méditerranée brûlant, peut-être, la politesse à Desertec.
L'autre nouvelle, c'est que Saint-Gobain Solar, une entreprise française, a rejoint avec l'italienne Enel Green Power, l'espagnole Red Electrica de Espana et la marocaine Nareva Holding le projet Desertec. La société allemande DII, qui coordonne ce projet, est ainsi satisfaite de démontrer la réalité de l'internationalisation son initiative industrielle.
On attend donc, à terme, une concertation de caractère politique dans l'Union pour la Méditerranée qui rende possible un partenariat officiel entre Desertec et Transgreen.
samedi 12 septembre 2009
Desertec: un projet de développement durable intercontinental!
Le lundi 13 juillet 2009, à Munich, le Sahara était l'une des vedettes géographiques de Désertec, un projet, bien nommé, de développement durable assez époustouflant.
En effet, les représentants de douze entreprises, parmi lesquelles les allemands Deutsche Bank, E.ON, RWE, Siemens, le suisse ABB, l’espagnol Abengoa Solar et le groupe agroalimentaire algérien Cevital ont signé, ce jour-là, une «déclaration d’intention» en faveur de la construction d’un gigantesque réseau électrique autour de la Méditerranée qui pourrait générer, selon eux, deux millions d’emplois et couvrir 15% des besoins en électricité de l’Europe occidentale grâce à des centrales solaires thermiques installées dans les déserts d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Bien sûr, lors de la réunion de lancement du consortium, l’Allemagne était en position de force car sur-représentée avec, de plus, à la tête de cette aventure industrielle, l'assureur bavarois Munich Re dont le président déclare: «La question n’est pas de savoir si nous pouvons le faire mais comment nous allons le faire». Cette phrase prouve la détermination de cette coordination qui explique son engagement par le coût de l'assurance des catastrophes naturelles en déclarant: «Si nous ne répondons pas maintenant au problème du réchauffement climatique, cela nous coûtera, au bout du compte, beaucoup plus cher ».
Le but du projet Désertec est d'utiliser, essentiellement, le fort rayonnement du soleil dans le Sahara pour alimenter en électricité l'Europe et les pays producteurs( Site Internet de la fondation Desertec : http://www.desertec.org). La technique choisie part du principe qu'il est plus simple de stocker de la chaleur que de l'électricité. C'est la raison pour laquelle le projet ne fait pas appel à des panneaux solaires photovoltaïques qui transforment directement l'énergie solaire en électricité. Par conséquent, c'est tout un réseau de supercentrales solaires thermiques implantées dans les pays de la ceinture saharienne que l'on envisage de réaliser. Ces centrales concentreront au moyen de miroirs l'énergie solaire sur un fluide capable d'absorber et de conduire la chaleur. Ce sera de l'eau portée à ébullition; La vapeur d'eau fera tourner des turbines pour transformer l'énergie mécanique disponible en électricité. Ce dispositif a l'avantage de permettre de conserver, pendant la nuit, l'énergie récoltée durant le jour, et ainsi obtenir une arrivée constante d'électricité. Si le projet va jusqu'à son terme, le transport vers l'Europe du courant se fera par des lignes à haute tension posées au fond de la Méditerranée.
Ce transport du courant s’effectuera, selon les indusriels participants, sans grande perte d’énergie. Pour le prouver, ils citent l'exemple de Siemens qui réalise en Chine une ligne à haute tension de 5000 mégawatts sur 1400 kilomètres pour transporter une quantité de courant équivalant à la production de 5 centrales nucléaires.
En ce qui concerne la surface occupée par les centrales, les experts du projet Désertec ont calculé qu'une surface de 300 km2 couverte de paraboles solaires, c'est-à-dire un timbre poste sur le globe terrestre, suffirait théoriquement à couvrir les besoins énergétiques mondiaux. Dans le cadre du projet plus modeste Désertec, lui-même, il s'agit donc, de couvrir simplement « jusqu'à 15% des besoins de l'Europe à partir de 2025 ».
Cependant, selon la Fondation Désertec, elle-même, les conditions de la réussite sont très précises: d'une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l'approvisionnement en électricité ; d'autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d'autant que le projet est supposé pouvoir s'auto-financer à long terme.
Au départ, il est nécessaire d'avoir une sécurité d'investissements, par exemple une garantie d'achat à un prix fixé. La règle est, tout de même, que l'électricité ne doit pas être subventionnée dans la durée. De ce fait, Torsten Jeworrek prévoie que Desertec devrait être concurrentiel d'ici 10 à 15 ans.
Pour terminer il faut signaler que le projet Désertec, soutenu par le privé mais fortement encouragé par le gouvernement allemand, est à l'origine une idée lancée par le club de Rome, un groupe de réflexion sur l'environnement qui réuni des scientifiques, des industriels et des fonctionnaires de 53 pays. Cette idée s'inscrit dans l'initiative de Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC= Trans-Mediteranean renewable Energy Cooperation), un réseau de scientifiques et d'experts également soutenu par le Club de Rome. TREC produit des études portant sur la sécurité énergétique de l'Europe, du Maghreb et du Proche-Orient. Enfin, TREC et Désertec, déjà en pourparlers avec des pays comme l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou la Jordanie, collaborent avec le projet de « Plan Solaire Méditerranéen », projet phare de l'Union pour la Méditerranée, qui envisage, entre autres, de développer « des capacités additionnelles d'électricité bas carbone, et notamment solaire », pour une puissance totale de 20 mégawatts sur le pourtour méditerranéen.
De ce fait, les oppositions politiques sont, déjà, canalisées. Son coût de 400 milliards d'euros pose encore quelques problèmes mais, pour une fois, les pays du Sud seraient les premiers bénéficiaires d'après Desertec. L'Europe passerait en second pour récupérer les 15% de ses besoins en électricité d'ici 2025 car, bien au delà du projet industriel et énergétique, il y a la volonté de rapprocher des peuples et des pays d'Orient et d'Occident au destin commun autour d'un projet fédérateur.
En effet, les représentants de douze entreprises, parmi lesquelles les allemands Deutsche Bank, E.ON, RWE, Siemens, le suisse ABB, l’espagnol Abengoa Solar et le groupe agroalimentaire algérien Cevital ont signé, ce jour-là, une «déclaration d’intention» en faveur de la construction d’un gigantesque réseau électrique autour de la Méditerranée qui pourrait générer, selon eux, deux millions d’emplois et couvrir 15% des besoins en électricité de l’Europe occidentale grâce à des centrales solaires thermiques installées dans les déserts d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Bien sûr, lors de la réunion de lancement du consortium, l’Allemagne était en position de force car sur-représentée avec, de plus, à la tête de cette aventure industrielle, l'assureur bavarois Munich Re dont le président déclare: «La question n’est pas de savoir si nous pouvons le faire mais comment nous allons le faire». Cette phrase prouve la détermination de cette coordination qui explique son engagement par le coût de l'assurance des catastrophes naturelles en déclarant: «Si nous ne répondons pas maintenant au problème du réchauffement climatique, cela nous coûtera, au bout du compte, beaucoup plus cher ».
Le but du projet Désertec est d'utiliser, essentiellement, le fort rayonnement du soleil dans le Sahara pour alimenter en électricité l'Europe et les pays producteurs( Site Internet de la fondation Desertec : http://www.desertec.org). La technique choisie part du principe qu'il est plus simple de stocker de la chaleur que de l'électricité. C'est la raison pour laquelle le projet ne fait pas appel à des panneaux solaires photovoltaïques qui transforment directement l'énergie solaire en électricité. Par conséquent, c'est tout un réseau de supercentrales solaires thermiques implantées dans les pays de la ceinture saharienne que l'on envisage de réaliser. Ces centrales concentreront au moyen de miroirs l'énergie solaire sur un fluide capable d'absorber et de conduire la chaleur. Ce sera de l'eau portée à ébullition; La vapeur d'eau fera tourner des turbines pour transformer l'énergie mécanique disponible en électricité. Ce dispositif a l'avantage de permettre de conserver, pendant la nuit, l'énergie récoltée durant le jour, et ainsi obtenir une arrivée constante d'électricité. Si le projet va jusqu'à son terme, le transport vers l'Europe du courant se fera par des lignes à haute tension posées au fond de la Méditerranée.
Ce transport du courant s’effectuera, selon les indusriels participants, sans grande perte d’énergie. Pour le prouver, ils citent l'exemple de Siemens qui réalise en Chine une ligne à haute tension de 5000 mégawatts sur 1400 kilomètres pour transporter une quantité de courant équivalant à la production de 5 centrales nucléaires.
En ce qui concerne la surface occupée par les centrales, les experts du projet Désertec ont calculé qu'une surface de 300 km2 couverte de paraboles solaires, c'est-à-dire un timbre poste sur le globe terrestre, suffirait théoriquement à couvrir les besoins énergétiques mondiaux. Dans le cadre du projet plus modeste Désertec, lui-même, il s'agit donc, de couvrir simplement « jusqu'à 15% des besoins de l'Europe à partir de 2025 ».
Cependant, selon la Fondation Désertec, elle-même, les conditions de la réussite sont très précises: d'une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l'approvisionnement en électricité ; d'autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d'autant que le projet est supposé pouvoir s'auto-financer à long terme.
Au départ, il est nécessaire d'avoir une sécurité d'investissements, par exemple une garantie d'achat à un prix fixé. La règle est, tout de même, que l'électricité ne doit pas être subventionnée dans la durée. De ce fait, Torsten Jeworrek prévoie que Desertec devrait être concurrentiel d'ici 10 à 15 ans.
Pour terminer il faut signaler que le projet Désertec, soutenu par le privé mais fortement encouragé par le gouvernement allemand, est à l'origine une idée lancée par le club de Rome, un groupe de réflexion sur l'environnement qui réuni des scientifiques, des industriels et des fonctionnaires de 53 pays. Cette idée s'inscrit dans l'initiative de Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC= Trans-Mediteranean renewable Energy Cooperation), un réseau de scientifiques et d'experts également soutenu par le Club de Rome. TREC produit des études portant sur la sécurité énergétique de l'Europe, du Maghreb et du Proche-Orient. Enfin, TREC et Désertec, déjà en pourparlers avec des pays comme l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou la Jordanie, collaborent avec le projet de « Plan Solaire Méditerranéen », projet phare de l'Union pour la Méditerranée, qui envisage, entre autres, de développer « des capacités additionnelles d'électricité bas carbone, et notamment solaire », pour une puissance totale de 20 mégawatts sur le pourtour méditerranéen.
De ce fait, les oppositions politiques sont, déjà, canalisées. Son coût de 400 milliards d'euros pose encore quelques problèmes mais, pour une fois, les pays du Sud seraient les premiers bénéficiaires d'après Desertec. L'Europe passerait en second pour récupérer les 15% de ses besoins en électricité d'ici 2025 car, bien au delà du projet industriel et énergétique, il y a la volonté de rapprocher des peuples et des pays d'Orient et d'Occident au destin commun autour d'un projet fédérateur.
lundi 13 avril 2009
La croissance par l'innovation depuis 125 ans avec la SEE
Alors que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, mardi 7 avril 2009, se déplaçait dans les Bouches du Rhône pour promouvoir la croissance par l'innovation, à Sophia-Antipolis, la SEE (Société de l'Electricité, de l'Electronique et des Technologies de l'information et de la communication) prouvait que, depuis 125 ans, elle agissait dans ce sens et qu'elle avait toujours beaucoup de souffle pour aborder le futur.
En effet, cette manifestation, organisée par le Groupe Régional Côte d'Azur de la SEE tournait autour du thème "Télécommunications Innovantes". Elle était essentiellement consacrée à faire un point sur l'état de l'Art dans le domaine des antennes avec la participation du Laboratoire d'Electronique, Antennes et Télécommunications de l'Université Nice-Sophia Antipolis - CNRS (LEAT) et de France Telecom R&D, et dans le domaine de la microélectronique, avec l'Association Sophia Antipolis Microélectroniques (SAME), et le concours des acteurs du pôle mondial SCS (Solutions Communicantes Sécurisées), du pôle Risques.
L'accent a été mis sur la force fédératrice que représente les pôles de compétitivité en mobilisant les compétences et les technologies les plus pointues grâce à l'association d'entreprises, de centres de recherche et d'organismes de formation. En mutualisant les ressources, ceux-ci permettent à la France, à l'exemple du pôle mondial SCS, de rester concurrentiel dans une économie planétaire de plus en plus compétitive.
Il faut aussi, relever la programmation d'une session tout particulièrement réservée à la sensibilisation des jeunes afin de leur faire découvrir l'attrait des filières scientifiques.
C'est dans cette optique que l'URISCA (Union Régionale des Ingénieurs et Scientifiques de la Côte d'Azur) zur) s'est jointe à cette célébration anniversaire dans le cadre de leur Journée de la Promotion des Ingénieurs et Scientifiques.
Tout cela pourquoi?
Parce qu'il y a, aujourd'hui, des ruptures technologiques et des ruptures d'usage « dans de nombreux domaines comme la santé, l'environnement, etc. ».
Les ruptures technologiques, ce sont celles issues du «développement rapide de la technologie satellitaire», de «la miniaturisation continue des fonctions électroniques, des antennes», des nouvelles capacités du traitement du signal, et de l'informatique embarquée. De nouveaux objets communicants apparaissent ainsi « qui ouvrent de nouveaux horizons applicatifs (la navigation, le transport, la médecine, l'observation spatiale, le sauvetage des personnes, etc.) ».
Les ruptures d'usage en découlent qui imposent le recours aux «jeunes étudiants, doctorants, ingénieurs qui seront à l'origine de concepts innovants indispensables à notre croissance économique».
A Sophia- Antipolis, il y avait, finalement, le même mot d'ordre que dans les Bouches du Rhône avec Nicolas Sarkozy: "La recherche doit être soutenue, développée et encouragée". C'est elle qui conditionne notre croissance. Il faut beaucoup plus d'ingénieurs alors que de moins en moins de jeunes entament ce type d'études.
La journée s'est donc, achevée par la promotion de ce métier qui « doit cumuler de solides compétences techniques et scientifiques, associées à des connaissances sociales, humaines et économiques ».
La démonstration a été très convaincante: la démarche de développement durable de l'Humanité a besoin, à tous points de vue, de la mobilisation des jeunes pour construire notre civilisation de demain.
Robert Brugerolles
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SEE Côte d'Azur
dimanche 18 janvier 2009
Face à la crise, une solution: la conquête spatiale
Chers amis internautes,
Si l'on voulait avoir un indice de l'intérêt de Barack Obama pour le spatial, le voici! Un "Flash Actu" du Figaro / AFP du vendredi 16 janvier à 22 heures a informé le grand public qu'un des prototypes du futur 4X4 lunaire de la NASA sera présent au défilé d'investiture du nouveau président des Etats-Unis d'Amérique avec des astronautes.
C'est un bon choix car, pour résoudre la crise, il faut faire travailler la société de la manière la plus intelligente possible si l'on ne veut pas s'enliser dans l'ornière des idées économiques révolues. Le nouveau Président des Etats-Unis d'Amérique donne ainsi, une signe d'espoir en montrant sa foi dans le progrès. S'il regarde vers le ciel (quoi de plus naturel en cette année Mondiale de l'Astronomie!), c'est aussi qu'il sait que, désormais, les progrès accomplis dans cette direction ont des applications terrestres positives. Ainsi, pour le 4X4 lunaire, sa mise au point est présentée comme aidant la NASA "à développer de nouvelles technologies qui auront des applications dans les futures voitures électriques sur la Terre, une priorité de recherche et développement pour les constructeurs automobiles".
Dans ces conditions, la France et l'UE ne doivent pas rester trop passifs dans ces secteurs. Si l'on veut être à la hauteur des prochains enjeux de la coopération internationale, une certaine audace dans l'investissement spatial et en astronomie est requise, aujourd'hui.
Soyons donc, nous aussi des pionniers!
Vive l'année Mondiale de l'astronomie!
Vive la conquête spatiale!
Bien amicalement
Robert Brugerolles
Si l'on voulait avoir un indice de l'intérêt de Barack Obama pour le spatial, le voici! Un "Flash Actu" du Figaro / AFP du vendredi 16 janvier à 22 heures a informé le grand public qu'un des prototypes du futur 4X4 lunaire de la NASA sera présent au défilé d'investiture du nouveau président des Etats-Unis d'Amérique avec des astronautes.
C'est un bon choix car, pour résoudre la crise, il faut faire travailler la société de la manière la plus intelligente possible si l'on ne veut pas s'enliser dans l'ornière des idées économiques révolues. Le nouveau Président des Etats-Unis d'Amérique donne ainsi, une signe d'espoir en montrant sa foi dans le progrès. S'il regarde vers le ciel (quoi de plus naturel en cette année Mondiale de l'Astronomie!), c'est aussi qu'il sait que, désormais, les progrès accomplis dans cette direction ont des applications terrestres positives. Ainsi, pour le 4X4 lunaire, sa mise au point est présentée comme aidant la NASA "à développer de nouvelles technologies qui auront des applications dans les futures voitures électriques sur la Terre, une priorité de recherche et développement pour les constructeurs automobiles".
Dans ces conditions, la France et l'UE ne doivent pas rester trop passifs dans ces secteurs. Si l'on veut être à la hauteur des prochains enjeux de la coopération internationale, une certaine audace dans l'investissement spatial et en astronomie est requise, aujourd'hui.
Soyons donc, nous aussi des pionniers!
Vive l'année Mondiale de l'astronomie!
Vive la conquête spatiale!
Bien amicalement
Robert Brugerolles
mardi 23 décembre 2008
Voeux
Chers amis internautes,
En 2008, j'ai ouvert ce blog qui correspond à mes préoccupations pour le développement de notre civilisation. Je n'ai pas eu, jusqu'à présent, beaucoup de temps pour l'alimenter, cependant, je ne l'oublie pas et je compte bien trouver une formule qui me facilite la rédaction des articles.
Le mois de décembre touchant à sa fin, chers amis internautes, je vous souhaite de très bonnes fêtes et une excellente année 2009, en espérant que ce blog vous apportera du positif au niveau des connaissances.
Robert Brugerolles
En 2008, j'ai ouvert ce blog qui correspond à mes préoccupations pour le développement de notre civilisation. Je n'ai pas eu, jusqu'à présent, beaucoup de temps pour l'alimenter, cependant, je ne l'oublie pas et je compte bien trouver une formule qui me facilite la rédaction des articles.
Le mois de décembre touchant à sa fin, chers amis internautes, je vous souhaite de très bonnes fêtes et une excellente année 2009, en espérant que ce blog vous apportera du positif au niveau des connaissances.
Robert Brugerolles
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