(mis à jour le 10 décembre 2013 du 18 janvier 2013)
Lundi 9 décembre 2013 à Washington, des représentants d'Israël, de Jordanie et de l'Autorité palestinienne ont signé, au siège de la Banque mondiale partenaire du projet, un accord qualifié d'«historique» pour tenter de sauver la mer Morte et lutter contre la pénurie d'eau dans la région.
Aux termes de l'accord, «un système de pompage va être mis en place dans le golfe d'Aqaba, à la pointe nord de la mer Rouge, afin de collecter quelque 200 millions de mètres cubes d'eau par an». Partenaire de l'opération, la Banque mondiale avait publié sur son site Internet la version finale d'un rapport approuvant le projet de relier, par un aqueduc de 180 kilomètres de long, la mer Morte à la mer Rouge.
Voici, ci-après, ce qu'on pouvait en dire à ce moment-là.
Si l'idée de percer un canal entre la mer Rouge et la mer Morte est étudiée depuis plus d'un siècle, c'est l'accélération de la disparition de ce grand réservoir d'eau très salée qu'est la mer Morte, qui a conduit, en 2005, des responsables israéliens, jordaniens et palestiniens à faire réaliser par la Banque mondiale cette étude de faisabilité.
Les études techniques ont été longues et ont coûté, selon l'institution de Washington, 16 millions de dollars financée par un fonds international abondé par huit donateurs, parmi lesquels figurent la France, le Japon et les États-Unis. Leur résultat le plus important est, qu'avec un investissement de 10 milliards de dollars, il est possible d'acheminer jusqu'à 2 milliards de m3 d'eau de mer dans la mer Morte, tout en bâtissant une énorme usine de désalinisation pour augmenter l'approvisionnement en eau de la région. De plus, les 400 mètres de dénivelé entre l'entrée et la sortie de cet aqueduc pourraient être utilisées pour produire de l'énergie en faisant tourner des turbines.
Comme le rapporte un article signé Grégoire Allix, publié en ligne par le journal Le Monde, l'inquiétude, relayée par des associations écologistes, a pour origine le fait que cet abondant apport d'eau de mer pourrait entraîner des nuisances collatérales comme une explosion d'algues rouges, des formations de gypse blanc et le risque d'infiltration d'eau de mer dans les nappes phréatiques. Mais, pour la Banque mondiale, ces impacts peuvent être «contrôlés et réduits à un niveau acceptable». Les contraintes pressantes de l'augmentation des populations au Proche-Orient pourraient, à terme, conduire à la réalisation concrète de ce projet pharaonique.
vendredi 18 janvier 2013
La lettre du 2013.0118 de mes actualités entre ciel et Terre
Chers amis de la culture, de la science et de la vie citoyenne,
Voici de nouvelles informations qui, sauf exception, ont été reprises sur mon blog "Robert Brugerolles gazouille des actualités".
Comme d'habitude, je commence par les gazouillages sur l'astronomie.

1- Deux évaluations, relativement différentes, de la masse de la Voie lactée viennent d'être proposées!
2- La première mesure de l'intensité de la lumière extragalactique diffuse dans l'Univers proche a été réalisée!
3- Des conditions ont été établies pour que des hypothétiques lunes d'exoplanètes abritent la vie!
4- Le mécanisme des fusées de poussière, dans l'atmosphère de Mars, a été expliqué!
5- Le rover Curiosity semble avoir découvert la première preuve minéralogique, sur le site de Gale crater, de la présence d'eau dans le passé!
Pour conclure, cette partie astronomie, je donne une actualité supplémentaire que je n'ai pas mise en ligne sur blog-gazouillage: il s'agit d'une nouvelle image de l’ESO (prise avec le télescope MPG/ESO de 2,2 mètres à l’Observatoire de La Silla au Chili). Elle montre un nuage sombre, Lupus 3, qui se trouve à environ 600 années-lumière de la Terre dans la constellation du Scorpion.
Poursuivons mes gazouillages effectifs par de la géologie.

6- La signature géologique des forts séismes himalayens de 1255 et 1934 a été trouvée!
Passons à la rubrique zoologie.

7- Une nouvelle espèce de grenouille volante a été découverte!
8- Il en est de même d'une nouvelle espèce de lézard fouisseur.
Entrons, maintenant, dans la rubrique biologie-médecine

9- Une étude nous indique que les Chimpanzés ont le sens de l'équité!
10- Une Brésilienne, née sans langue, est capable de parler et de mener une vie normale!
11- L'anorexie mentale et l'hyperactivité physique sont liées par un mécanisme moléculaire commun!
12- L'exposition de la population au méthylmercure ferait perdre 8 à 9 milliards d'euros par an à l'Europe!
Voici maintenant les gazouillages à inscrire dans la rubrique ingénierie.

13- VelociRoACH, un robot-cafard, est le plus véloce du monde par rapport à sa taille!
14- Deux chimistes proposent d'organiser une course de «voitures» de taille nanométrique!
15- Un système non magnétique a permis de recréer des conditions de température sous le zéro absolu!
La rubrique réchauffement climatique ferme cette présentation.

16- Une étude propose, parmi d'autres, le scénario d'un pic des émissions de gaz à effet de serre en 2016!
17- La suie apparaît contribuer, beaucoup plus qu'estimé jusqu'à présent, au réchauffement de l'atmosphère!
18- Enfin, certaines cultures sont des puits de carbone alors que d'autres sont des sources de carbone!
Bien amicalement
Robert Brugerolles
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Lettres d'actualités entre ciel et Terre
dimanche 13 janvier 2013
La lettre du 2013.0111 de mes actualités entre ciel et Terre
Chers amis de la culture, de la science et de la vie citoyenne,
Cette semaine est un peu particulière car elle marque le début d'une expérience de diffusion de mes actualités avec le concours d'un blog que je viens de créer. Intitulé "Robert Brugerolles gazouille ses actualités", Sciences et créativité entre ciel et Terre, il vise à faire évoluer ma formule de diffusion des nouvelles.

J'y ai déjà inséré les pourcentages sur les exoplanètes au 31 décembre 2012 que j'ai communiqués la semaine passée. Toutes les actualités ne seront pas sélectionnées pour aller sur ce blog. Seules celles que j'estime utiles comme références le seront. Je vais d'ailleurs signaler dans cette lettre les informations mises sur le blog et celles qui ne l'ont pas été.
En astronomie, dans le cadre du dénombrement des exoplanètes dont j'ai parlé la fois précédente, une nouvelle estimation, publiée lundi 7 janvier 2013 à la conférence annuelle de l'American Astronomical Society, évalue, grâce à une étude des données recueillies par le télescope spatial américain Kepler, à au moins 17 milliards le nombre de planètes d'une taille similaire ou proche de celle de la Terre, qui se trouveraient dans la Voie lactée. Bien entendu, elles sont loin d'être toutes potentiellement habitables, mais la probabilité de découvrir des planètes sœurs de la Terre apparaît loin d'être absolument négligeable.
Cette information a un caractère de référence et elle a donc, été intégrée à mon blog.
Une autre étude, qui sera publiée le 17 janvier dans la revue Nature, montre que les systèmes planétaires avec des étoiles binaires à grande séparation sont particulièrement sensibles aux perturbations violentes et favorisent l'éjection d'une ou de plusieurs planètes gazeuses (comme Jupiter et Saturne) dans l'espace interstellaire. Il est à souligner que les instabilités créées par des étoiles binaires éloignées se déroulent de 100 millions à plusieurs milliards d'années après la formation des planètes.
Cette information, assez démonstrative, a été publiée sur mon blog sous le titre: "Etoiles binaires 2013: les systèmes planétaires, avec des étoiles binaires à grande séparation, favorisent l'éjection d'une ou de plusieurs planètes gazeuses dans l'espace interstellaire!".
Pour sa part, l'ESO a publié une exceptionnelle image infrarouge réalisée avec le télescope VISTA de l’amas globulaire 47 Tucanae (NGC 104) qui contient des millions d’étoiles.Situé à environ 15 000 années-lumière de la Terre, cet amas globulaire est bien connu pour abriter un grand nombre d'étoiles et de systèmes bizarres et intéressants. Cette publication n'a pas été inscrite sur le blog.
Par ailleurs, une étude parue cette semaine dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), révèle que les six membres de l'équipage Mars500 sont devenus de plus en plus sédentaires et inactifs (hypokinétiques, dans le jargon médical) au cours de la mission, réalisée en collaboration avec l'Agence spatiale européenne (ESA), comme le montre l'augmentation de leur temps de sommeil et de leurs périodes de repos. La majorité d'entre eux a subi au moins une perturbation de son sommeil et de sa capacité de concentration ainsi qu'un dérèglement des périodes de sommeil et d'éveil, signe d'une mauvaise synchronisation des rythmes circadiens.
De ce fait, les concepteurs d'une éventuelle future mission vers Mars devront garantir aux astronautes une exposition suffisante à la lumière. Cette information a été répertoriée sur le blog.
En paléontologie, une étude, publiée dans la revue Acta Paleontologica Polonica, conclut, à partir des queues fossilisées de plusieurs oviraptors («voleurs d'œufs»), des bipèdes ancêtres des oiseaux, en majorité herbivores, qu'il y a eu l'équivalent de nos actuels paons ou dindons chez les dinosaures à plumes.
Ce résultat a été mis en ligne sur mon blog sous le titre: "Dinosaures 2013: des équivalents aux paons et aux dindons chez les oviraptors?".
En zoologie, une étude, publiée dans la revue Plos One, compare les facteurs influençant la santé de deux populations de chimpanzés (Pan troglodytes) dans le Parc National de Kibale (Ouganda) et de gorilles de l'Ouest (Gorilla gorilla) dans le Parc National de Dzanga Ndoki (République Centrafricaine), dont le régime alimentaire frugivore subit une variation saisonnière liée à la disponibilité en fruits. Il est apparu que la santé des gorilles était davantage affectée par les changements saisonniers que celle des chimpanzés. Il en résulte que l'état sanitaire de ces animaux pourrait ainsi subir de plein fouet les effets des changements climatiques et de la fragmentation de l'habitat. Cette étude n'est pas publiée sur mon blog.
Lundi 7 janvier 2013, des scientifiques et des chaînes de télévision japonaise et américaine ont annoncé avoir filmé pour la première fois un calamar géant par 900 mètres de fond dans l'océan Pacifique. Mais, en fait, l'animal, de couleur argentée, a été filmé le 10 juillet dernier par une équipe du Musée scientifique national japonais en collaboration avec la chaîne de télévision publique japonaise NHK et la chaîne spécialisée Discovery Channel. Cette nouvelle, très bien répercutée par les télévisions, n'a pas mise en ligne sur mon blog.
En biologie-médecine, des travaux, publiés online le 6 janvier 2013 sur le site de Nature Genetics, ont permis de déterminer l'origine de l'émergence de la bactérie Mycobacterium tuberculosis, principal agent de la tuberculose (une branche évolutive commune aux souches de Mycobacterium canettii (M. canettii) ce qui confirme l'hypothèse de précédents travaux) et de donner des indices sur les raisons de son succès évolutif. Ces résultats ouvrent des perspectives pour identifier de nouvelles cibles pour lutter contre la tuberculose, dont l'OMS a fait l'une de ses priorités.C'est sous le titre
"Biologie-médecine 2013: l'origine et l'évolution du principal agent de la tuberculose ont été précisées!" que j'ai mis en ligne cette information.
Une autre étude, publiée ce mois-ci dans la revue Biological Psychiatry, révèle, grâce à des expériences sur la souris, le rôle important joué par une protéine, le récepteur des cannabinoïdes CB1, lors de la réalisation d'un exercice physique du fait de l'impact qu'a le système endocannabinoïde sur les processus motivationnels: la localisation de ce récepteur dans une aire cérébrale associée aux systèmes de motivation et de récompense, contrôle le temps pendant lequel un individu se livre à un exercice physique volontaire. La nouvelle est en ligne sur mon blog sous le titre:
"Biologie-médecine 2013: le récepteur des cannabinoïdes CB1 joue un rôle dans le contrôle de la motivation lors d'un exercice physique!"
En ingénierie, des travaux, publiés dans le numéro de janvier 2013 de Nature Nanotechnologies, ont permis de réaliser un moteur nanométrique dont le sens de rotation peut être inversé à volonté. Pour la première fois, a été atteinte la taille limite inférieure pour un dispositif capable de transformer l'énergie en mouvement de rotation. Ce résultat préfigure les composants des futurs robots nanométriques.
"Ingénierie 2013: un moteur nanomètrique contrôlable atteint la taille limite d'un dispositif mécanique!" est le titre que j'ai donné sur mon blog à cette information.
Dans une autre taille, un robot, conçu par l'université de San Diego (Californie), dont le visage (dans une grosse tête afin d'y loger tous les mécanismes nécessaires!) a été créé à partir de celui d'un bébé d'un an, peut imiter plus de 1000 expressions: il s'étonne, se réjouit, grimace, pleure (sans larmes), sourit, etc. et quand il hurle pour avoir un bonbon, on le débranche... Je n'ai pas repris cette nouvelle sur mon blog.
Pour terminer, je vous signale une information qui m'est communiquée par monsieur Yvon MORI, Président de la SEE Côte d'Azur: un congrès de deux jours sur l'Acoustique Sous-Marine est organisé, les 8 et 9 octobre 2013, par la SEE sur Nice en coopération avec la SFA (Société Française d'Acoustique) et des membres de la DCNS Toulon et du CNRS Marseille. L'appel à communication, qui précise les thèmes abordés, est résumé sur mon blog. Toutes les réponses positives à cet appel sont les bienvenues.
Bien amicalement
Robert Brugerolles
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Lettres d'actualités entre ciel et Terre
samedi 12 janvier 2013
La lettre de mes actualités entre ciel et Terre du 2013.0104
Chers amis de la culture, de la science et de la vie citoyenne,
En ce début d'année 2013, les actualités scientifiques reprennent de la densité.
En astronomie, une étude, dont la publication fait la couverture de la revue Nature du 3 janvier 2013, révèle que la galaxie d'Andromède, la galaxie géante la plus proche de nous, est entourée d'un disque, formé par une multitude de petites galaxies naines, extrêmement aplati et semblant tourner, qui s'étend sur plus d'un million d'années-lumière. Cette découverte met à mal les différentes théories de formation de galaxies, qui prévoient que les galaxies grandissent par accumulation de matière noire venant de galaxies naines accrétés de directions aléatoires. Pour l'anecdote, un lycéen âgé de quinze ans fait partie de l'équipe qui signe le compte-rendu des travaux.
D'autre part, des observations, dont le résultat a été publié dans l’édition de la revue Nature du 2 janvier 2013, ont permis, grâce au grand réseau d’antennes ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimeter Array), de découvrir autour d'une jeune étoile des écoulements que l’on suppose être engendrés par l’alimentation en gaz des planètes géantes au cours de leur croissance.
Une autre étude, publiée dans la revue Science datée du 4 janvier, révèle qu'une météorite martienne de 2,1 milliards d'années, découverte récemment en Afrique du nord, diffère de toutes celles trouvées jusqu'alors par sa richesse en eau et sa similitude avec des roches analysées par les sondes de la NASA sur Mars. L'eau a pu provenir d'une source volcanique ou d'un aquifère proche de la surface, ce qui suggère qu'une activité aqueuse a persisté à la surface de Mars durant tout le début de l'ère de l'Amazonien.
Par ailleurs, des travaux, publiés lundi 31 décembre dans la revue scientifique PLOS ONE, montrent, grâce à des expériences sur des souris en laboratoire, que des longs périples dans l'espace, comme un voyage vers Mars, exposeraient les astronautes à des radiations qui accélèrent le développement de symptômes correspondant à la maladie d'Alzheimer.
En anthropologie, une étude, publiée mardi 1er janvier dans la revue PNAS, montre que l'adoption par nos ancêtres australopithèques d'un mode de vie terrestre, il y a plusieurs millions d'années, ne s'est pas nécessairement faite au détriment de leurs aptitudes arboricoles. A l'appui de cette thèse, l'exemple des hommes modernes, les Twas en Ouganda et les Agtas aux Philippines, des chasseurs-cueilleurs capables d'escalader des lianes ou des arbres de petit diamètre à la recherche de miel et de fruits avec une remarquable agilité, est mis en avant.
En histoire, une étude, dont les résultats ont été publiés lundi 31 décembre en ligne par la revue Forensic Science International, montrent «qu'Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères». Ce travail valide ainsi l'authenticité des deux restes royaux (la tête momifiée d'Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI) d'où a été extrait l'ADN. La confirmation de la lignée paternelle entre Henri IV et Louis XVI apporte aussi indirectement une réponse aux historiens qui pouvaient douter que Louis XIV soit bien le fils de Louis XIII, et non de Mazarin.
En zoologie comportementaliste, une étude, publiée par la revue Plos One, suggère que les bonobos préfèrent en priorité partager avec d'autres bonobos qui leur sont totalement étrangers plutôt qu'avec un membre de leur groupe. Plus précisément, il semble que les primates partagent leur nourriture tant que cela leur permet de créer une relation avec ces bonobos étrangers, mais dès lors qu'ils sont mis dans une situation où ils peuvent perdre de la nourriture sans avoir de contact en retour, ils ne cherchent plus à partager leur nourriture. Ces résultats démontrent l'intérêt d'étudier le comportement des bonobos pour mieux comprendre l'origine des comportements humains.
Pour finir, je vous communique mes pourcentages trimestriels sur les découvertes d'exoplanètes, réalisés à partir des données mises en ligne sur le site exoplanet. A ce propos, je tiens à souligner la modestie relative actuelle du nombre de découvertes enregistrées. En effet, les responsables de la mission de la sonde Kepler, en mars 2012, avait annoncé un total de 2 321 candidats qui sont en train d'être triés pour savoir s'il s'agit de véritables exoplanètes. Mais surtout, dans la seule Voie Lactée, l'ordre de grandeur pertinent pour compter le nombre d'exoplanètes est le millier de milliards. Les astronomes sont donc loin de risquer le chômage par manque d'objets à rechercher...
Excellente année 2013!
Bien amicalement
Robert Brugerolles
Libellés :
Lettres d'actualités entre ciel et Terre
lundi 7 janvier 2013
Mesurer la créativité d'une société de la connaissance!
En ce début d'année 2013, voici des classements des citoyens de tous les pays suivant plusieurs approches de la créativité: la créativité économique, la créativité scientifique et la créativité économico-scientifique.
Pour ce qui concerne la créativité économique, les statistiques, que j'ai utilisées, sont celles du produit intérieur brut 2011 par habitant (PIH) calculées par le FMI et que Wikipédia a mis en ligne. De celles-ci, il ressort le podium suivant :
Médaille d’or : Luxembourg avec 115,81 milliers de $ par tête ;
Médaille d’argent : Qatar avec 98,14 milliers de $ par tête ;
Médaille de bronze : Norvège avec 97,61 milliers de $ par tête.
On peut relever que, pour sa part, la France est classée au vingtième rang avec 44,01 milliers de $ par tête.
La détermination du classement de la créativité scientifique, en fait la recherche scientifique intégrée (RSI), a été effectuée à partir des statistiques de publications de documents scientifiques pour l’année 2011 donnés en ligne par Scimago Lab. Les documents généraux de chaque pays ont ensuite été divisés par le nombre d’habitants au milieu de l’année courante, publié par le site «census.gov».
De ces opérations, j’ai tiré un classement de la «recherche scientifique intégrée», avec le podium suivant :
Médaille d’or : Suisse avec 42,38 documents pour 10000 habitants ;
Médaille d’argent : Islande avec 36,17 documents pour 10000 habitants ;
Médaille de bronze : Monaco avec 34,52 documents pour 10000 habitants.
Dans ce classement où Monaco gagne une belle médaille de bronze, la France est classée cette fois-ci au vingt-neuvième rang avec 14,91 documents pour 10000 habitants.
Le calcul de la créativité économico-scientifique a été fait en réalisant un classement à partir des deux classements précédents suivant la formule :
Créativité économico-scientifique par tête = (PIH x RSI)^1/2
Le podium qui découle de cette opération est :
Médaille d’or : Suisse avec un score de 59,33 ;
Médaille d’argent : Norvège avec un score de 56,09 ;
Médaille de bronze : Luxembourg avec un score de 49,86.
Le France est classé ici au vingtième rang avec un score de 25,62.
En conclusion, je pense qu'en cette période de vœux, avoir en ligne de mire des objectifs futurs qui consistent à améliorer le rang de la "créativité moyenne" de son pays me paraît un but loin d'être absurde.
Alors excellente année 2013, bien créative!
dimanche 4 avril 2010
L'Europe s'intéresse encore plus à l'énergie propre du Sahara!
Ce n'est dans doute pas une coïncidence si c'est la période de la semaine du développement durable qui a permis qu'on reparle de l'énergie alternative propre du Sahara pour l'Europe.
La France a commencé à souligner sa volonté de soutenir l'installation d'un réseau de lignes électriques haute tension sous-marines en courant continu sous la mer Méditerranée.
On a ainsi noté que, dans ce contexte, la France travaille à la constitution d'un consortium d'entreprises (fournisseurs d'électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension) pour le projet baptisé «Transgreen» dont l'objectif est de fournir un "schéma directeur pour les investisseurs", en prévision «d'une augmentation de la production d'électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen».
Il s'agit d'acheminer l'électricité solaire produite en Afrique vers l'Europe. Ce programme est donc, tout à fait dans l'esprit du concept Desertec mais, dans ce cas, cela se ferait « sous l'égide d'EDF».
Comme Transgreen, s'inscrit dans le cadre d'un "plan solaire méditerranéen", son lancement pourrait être proclamé le 25 mai au Caire lors du prochain sommet de l'Union pour la Méditerranée brûlant, peut-être, la politesse à Desertec.
L'autre nouvelle, c'est que Saint-Gobain Solar, une entreprise française, a rejoint avec l'italienne Enel Green Power, l'espagnole Red Electrica de Espana et la marocaine Nareva Holding le projet Desertec. La société allemande DII, qui coordonne ce projet, est ainsi satisfaite de démontrer la réalité de l'internationalisation son initiative industrielle.
On attend donc, à terme, une concertation de caractère politique dans l'Union pour la Méditerranée qui rende possible un partenariat officiel entre Desertec et Transgreen.
La France a commencé à souligner sa volonté de soutenir l'installation d'un réseau de lignes électriques haute tension sous-marines en courant continu sous la mer Méditerranée.
On a ainsi noté que, dans ce contexte, la France travaille à la constitution d'un consortium d'entreprises (fournisseurs d'électricité, des gestionnaires de réseau électrique et des fabricants de matériel haute tension) pour le projet baptisé «Transgreen» dont l'objectif est de fournir un "schéma directeur pour les investisseurs", en prévision «d'une augmentation de la production d'électricité renouvelable, en particulier solaire, sur le pourtour méditerranéen».
Il s'agit d'acheminer l'électricité solaire produite en Afrique vers l'Europe. Ce programme est donc, tout à fait dans l'esprit du concept Desertec mais, dans ce cas, cela se ferait « sous l'égide d'EDF».
Comme Transgreen, s'inscrit dans le cadre d'un "plan solaire méditerranéen", son lancement pourrait être proclamé le 25 mai au Caire lors du prochain sommet de l'Union pour la Méditerranée brûlant, peut-être, la politesse à Desertec.
L'autre nouvelle, c'est que Saint-Gobain Solar, une entreprise française, a rejoint avec l'italienne Enel Green Power, l'espagnole Red Electrica de Espana et la marocaine Nareva Holding le projet Desertec. La société allemande DII, qui coordonne ce projet, est ainsi satisfaite de démontrer la réalité de l'internationalisation son initiative industrielle.
On attend donc, à terme, une concertation de caractère politique dans l'Union pour la Méditerranée qui rende possible un partenariat officiel entre Desertec et Transgreen.
samedi 12 septembre 2009
Desertec: un projet de développement durable intercontinental!
Le lundi 13 juillet 2009, à Munich, le Sahara était l'une des vedettes géographiques de Désertec, un projet, bien nommé, de développement durable assez époustouflant.
En effet, les représentants de douze entreprises, parmi lesquelles les allemands Deutsche Bank, E.ON, RWE, Siemens, le suisse ABB, l’espagnol Abengoa Solar et le groupe agroalimentaire algérien Cevital ont signé, ce jour-là, une «déclaration d’intention» en faveur de la construction d’un gigantesque réseau électrique autour de la Méditerranée qui pourrait générer, selon eux, deux millions d’emplois et couvrir 15% des besoins en électricité de l’Europe occidentale grâce à des centrales solaires thermiques installées dans les déserts d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Bien sûr, lors de la réunion de lancement du consortium, l’Allemagne était en position de force car sur-représentée avec, de plus, à la tête de cette aventure industrielle, l'assureur bavarois Munich Re dont le président déclare: «La question n’est pas de savoir si nous pouvons le faire mais comment nous allons le faire». Cette phrase prouve la détermination de cette coordination qui explique son engagement par le coût de l'assurance des catastrophes naturelles en déclarant: «Si nous ne répondons pas maintenant au problème du réchauffement climatique, cela nous coûtera, au bout du compte, beaucoup plus cher ».
Le but du projet Désertec est d'utiliser, essentiellement, le fort rayonnement du soleil dans le Sahara pour alimenter en électricité l'Europe et les pays producteurs( Site Internet de la fondation Desertec : http://www.desertec.org). La technique choisie part du principe qu'il est plus simple de stocker de la chaleur que de l'électricité. C'est la raison pour laquelle le projet ne fait pas appel à des panneaux solaires photovoltaïques qui transforment directement l'énergie solaire en électricité. Par conséquent, c'est tout un réseau de supercentrales solaires thermiques implantées dans les pays de la ceinture saharienne que l'on envisage de réaliser. Ces centrales concentreront au moyen de miroirs l'énergie solaire sur un fluide capable d'absorber et de conduire la chaleur. Ce sera de l'eau portée à ébullition; La vapeur d'eau fera tourner des turbines pour transformer l'énergie mécanique disponible en électricité. Ce dispositif a l'avantage de permettre de conserver, pendant la nuit, l'énergie récoltée durant le jour, et ainsi obtenir une arrivée constante d'électricité. Si le projet va jusqu'à son terme, le transport vers l'Europe du courant se fera par des lignes à haute tension posées au fond de la Méditerranée.
Ce transport du courant s’effectuera, selon les indusriels participants, sans grande perte d’énergie. Pour le prouver, ils citent l'exemple de Siemens qui réalise en Chine une ligne à haute tension de 5000 mégawatts sur 1400 kilomètres pour transporter une quantité de courant équivalant à la production de 5 centrales nucléaires.
En ce qui concerne la surface occupée par les centrales, les experts du projet Désertec ont calculé qu'une surface de 300 km2 couverte de paraboles solaires, c'est-à-dire un timbre poste sur le globe terrestre, suffirait théoriquement à couvrir les besoins énergétiques mondiaux. Dans le cadre du projet plus modeste Désertec, lui-même, il s'agit donc, de couvrir simplement « jusqu'à 15% des besoins de l'Europe à partir de 2025 ».
Cependant, selon la Fondation Désertec, elle-même, les conditions de la réussite sont très précises: d'une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l'approvisionnement en électricité ; d'autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d'autant que le projet est supposé pouvoir s'auto-financer à long terme.
Au départ, il est nécessaire d'avoir une sécurité d'investissements, par exemple une garantie d'achat à un prix fixé. La règle est, tout de même, que l'électricité ne doit pas être subventionnée dans la durée. De ce fait, Torsten Jeworrek prévoie que Desertec devrait être concurrentiel d'ici 10 à 15 ans.
Pour terminer il faut signaler que le projet Désertec, soutenu par le privé mais fortement encouragé par le gouvernement allemand, est à l'origine une idée lancée par le club de Rome, un groupe de réflexion sur l'environnement qui réuni des scientifiques, des industriels et des fonctionnaires de 53 pays. Cette idée s'inscrit dans l'initiative de Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC= Trans-Mediteranean renewable Energy Cooperation), un réseau de scientifiques et d'experts également soutenu par le Club de Rome. TREC produit des études portant sur la sécurité énergétique de l'Europe, du Maghreb et du Proche-Orient. Enfin, TREC et Désertec, déjà en pourparlers avec des pays comme l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou la Jordanie, collaborent avec le projet de « Plan Solaire Méditerranéen », projet phare de l'Union pour la Méditerranée, qui envisage, entre autres, de développer « des capacités additionnelles d'électricité bas carbone, et notamment solaire », pour une puissance totale de 20 mégawatts sur le pourtour méditerranéen.
De ce fait, les oppositions politiques sont, déjà, canalisées. Son coût de 400 milliards d'euros pose encore quelques problèmes mais, pour une fois, les pays du Sud seraient les premiers bénéficiaires d'après Desertec. L'Europe passerait en second pour récupérer les 15% de ses besoins en électricité d'ici 2025 car, bien au delà du projet industriel et énergétique, il y a la volonté de rapprocher des peuples et des pays d'Orient et d'Occident au destin commun autour d'un projet fédérateur.
En effet, les représentants de douze entreprises, parmi lesquelles les allemands Deutsche Bank, E.ON, RWE, Siemens, le suisse ABB, l’espagnol Abengoa Solar et le groupe agroalimentaire algérien Cevital ont signé, ce jour-là, une «déclaration d’intention» en faveur de la construction d’un gigantesque réseau électrique autour de la Méditerranée qui pourrait générer, selon eux, deux millions d’emplois et couvrir 15% des besoins en électricité de l’Europe occidentale grâce à des centrales solaires thermiques installées dans les déserts d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Bien sûr, lors de la réunion de lancement du consortium, l’Allemagne était en position de force car sur-représentée avec, de plus, à la tête de cette aventure industrielle, l'assureur bavarois Munich Re dont le président déclare: «La question n’est pas de savoir si nous pouvons le faire mais comment nous allons le faire». Cette phrase prouve la détermination de cette coordination qui explique son engagement par le coût de l'assurance des catastrophes naturelles en déclarant: «Si nous ne répondons pas maintenant au problème du réchauffement climatique, cela nous coûtera, au bout du compte, beaucoup plus cher ».
Le but du projet Désertec est d'utiliser, essentiellement, le fort rayonnement du soleil dans le Sahara pour alimenter en électricité l'Europe et les pays producteurs( Site Internet de la fondation Desertec : http://www.desertec.org). La technique choisie part du principe qu'il est plus simple de stocker de la chaleur que de l'électricité. C'est la raison pour laquelle le projet ne fait pas appel à des panneaux solaires photovoltaïques qui transforment directement l'énergie solaire en électricité. Par conséquent, c'est tout un réseau de supercentrales solaires thermiques implantées dans les pays de la ceinture saharienne que l'on envisage de réaliser. Ces centrales concentreront au moyen de miroirs l'énergie solaire sur un fluide capable d'absorber et de conduire la chaleur. Ce sera de l'eau portée à ébullition; La vapeur d'eau fera tourner des turbines pour transformer l'énergie mécanique disponible en électricité. Ce dispositif a l'avantage de permettre de conserver, pendant la nuit, l'énergie récoltée durant le jour, et ainsi obtenir une arrivée constante d'électricité. Si le projet va jusqu'à son terme, le transport vers l'Europe du courant se fera par des lignes à haute tension posées au fond de la Méditerranée.
Ce transport du courant s’effectuera, selon les indusriels participants, sans grande perte d’énergie. Pour le prouver, ils citent l'exemple de Siemens qui réalise en Chine une ligne à haute tension de 5000 mégawatts sur 1400 kilomètres pour transporter une quantité de courant équivalant à la production de 5 centrales nucléaires.
En ce qui concerne la surface occupée par les centrales, les experts du projet Désertec ont calculé qu'une surface de 300 km2 couverte de paraboles solaires, c'est-à-dire un timbre poste sur le globe terrestre, suffirait théoriquement à couvrir les besoins énergétiques mondiaux. Dans le cadre du projet plus modeste Désertec, lui-même, il s'agit donc, de couvrir simplement « jusqu'à 15% des besoins de l'Europe à partir de 2025 ».
Cependant, selon la Fondation Désertec, elle-même, les conditions de la réussite sont très précises: d'une part, les centrales doivent être installées dans des pays stables politiquement pour garantir la sécurité de l'approvisionnement en électricité ; d'autre part, il faut trouver les moyens de financer des investissements colossaux, d'autant que le projet est supposé pouvoir s'auto-financer à long terme.
Au départ, il est nécessaire d'avoir une sécurité d'investissements, par exemple une garantie d'achat à un prix fixé. La règle est, tout de même, que l'électricité ne doit pas être subventionnée dans la durée. De ce fait, Torsten Jeworrek prévoie que Desertec devrait être concurrentiel d'ici 10 à 15 ans.
Pour terminer il faut signaler que le projet Désertec, soutenu par le privé mais fortement encouragé par le gouvernement allemand, est à l'origine une idée lancée par le club de Rome, un groupe de réflexion sur l'environnement qui réuni des scientifiques, des industriels et des fonctionnaires de 53 pays. Cette idée s'inscrit dans l'initiative de Coopération Transméditerranéenne pour l'Énergie Renouvelable (TREC= Trans-Mediteranean renewable Energy Cooperation), un réseau de scientifiques et d'experts également soutenu par le Club de Rome. TREC produit des études portant sur la sécurité énergétique de l'Europe, du Maghreb et du Proche-Orient. Enfin, TREC et Désertec, déjà en pourparlers avec des pays comme l'Algérie, la Tunisie, le Maroc ou la Jordanie, collaborent avec le projet de « Plan Solaire Méditerranéen », projet phare de l'Union pour la Méditerranée, qui envisage, entre autres, de développer « des capacités additionnelles d'électricité bas carbone, et notamment solaire », pour une puissance totale de 20 mégawatts sur le pourtour méditerranéen.
De ce fait, les oppositions politiques sont, déjà, canalisées. Son coût de 400 milliards d'euros pose encore quelques problèmes mais, pour une fois, les pays du Sud seraient les premiers bénéficiaires d'après Desertec. L'Europe passerait en second pour récupérer les 15% de ses besoins en électricité d'ici 2025 car, bien au delà du projet industriel et énergétique, il y a la volonté de rapprocher des peuples et des pays d'Orient et d'Occident au destin commun autour d'un projet fédérateur.
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